Prendre l’avion avec un fauteuil roulant électrique : ce qu’il faut savoir sur les batteries

Prendre l’avion avec un fauteuil roulant électrique : ce qu’il faut savoir sur les batteries

Vous avez prévu de partir à l’étranger pour voir le monde et vous détendre. Mais voilà, depuis que vous utilisez un fauteuil roulant électrique, c’est la première fois que vous devez prendre l’avion. La compagnie va-t-elle accepter son transport ? Sachez que le fauteuil en lui-même ne pose presque jamais problème. Tout se joue sur une seule question : la batterie reste-t-elle dans le fauteuil, ou doit-elle en être retirée ? De cette réponse dépendent la manière dont votre fauteuil sera préparé et chargé, ainsi que l’endroit où voyagera la batterie. Les détails.

Combien de wattheures votre batterie a-t-elle le droit d’embarquer ?

La réponse à cette question dépend du fait que votre batterie soit détachable ou non.

Si la batterie est intégrée au fauteuil roulant électrique et qu’elle est bien protégée par sa conception, la limite en wattheures n’existe pas. Votre fauteuil peut donc voler avec une batterie de 500 ou 700 Wh. Ceci étant, au-delà de 300 Wh installés au total, la compagnie va devoir prendre des précautions supplémentaires, comme installer l’équipement dans une housse ou un conteneur résistant au feu. Elle peut également vous demander de transporter votre aide à la mobilité avec un niveau de charge réduit à 25 % ou moins.

Si la batterie est amovible et que sa conception ne la protège pas suffisamment, la plupart des compagnies aériennes n’autorisent qu’une batterie de 300 Wh ou deux batteries de 160 Wh chacune. C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreux voyageurs se tournent vers les fauteuils roulants électriques pliables, comme ceux de Acekare, dont les batteries amovibles se situent le plus souvent sous ces seuils : les formalités s’en trouvent nettement simplifiées.

Il est important de noter que seules les batteries lithium-ion rechargeables sont admises en vol.

Calculer ses wattheures en dix secondes

Pour obtenir les wattheures d’une batterie, prenez les volts et multipliez-les par les ampères-heures. Vous trouverez ces données sur l’étiquette de la batterie ou dans le manuel du fauteuil.

Si vous avez par exemple une batterie de 24 V et 10 Ah, elle a donc une capacité de 240 Wh. Vous êtes largement sous la barre des 300 Wh, ce qui veut dire que votre batterie pourra être retirée et emportée en cabine sans difficulté particulière.

La batterie de secours et les cas particuliers

Prévoyant comme vous êtes, vous envisagez d’emporter une batterie de secours pour votre fauteuil roulant électrique. C’est plus rassurant puisque vous serez loin de chez vous. Vous avez raison d’anticiper. Reste à vérifier le règlement des compagnies aériennes. Sachez que pour les longs voyages, vous avez tout à fait le droit d’emporter une batterie de rechange dans la limite de 300 Wh cumulés par équipement de mobilité. Concrètement, cela correspond à une batterie de secours de 300 Wh maximum, ou à deux batteries de 160 Wh chacune selon la formulation retenue par votre compagnie.

Si votre fauteuil embarque deux batteries intégrées dépassant 300 Wh au total, la compagnie peut demander des précautions supplémentaires, comme un niveau de charge réduit. Pour en avoir le cœur net, renseignez-vous avant de réserver votre vol.

Batterie amovible ou intégrée : deux procédures à ne pas confondre

Votre fauteuil roulant électrique sera toujours placé dans la soute, ce qui n’est pas forcément le cas de sa batterie.

Si la batterie se retire

La compagnie vous demandera de détacher la batterie du fauteuil et de la glisser dans une housse ou un étui. Les bornes doivent être protégées pour éviter un court-circuit. La batterie monte alors en cabine avec vous, et le fauteuil part en soute sans elle.

Si la batterie est intégrée

Votre fauteuil part en soute avec sa batterie. Vous devez vous assurer que l’appareil est éteint, ses connectiques sécurisées et ses circuits isolés. Certains fabricants recommandent notamment que la clé soit retirée, que le module joystick soit démonté ou que ses connecteurs soient séparés. L’objectif est d’éviter toute mise en route accidentelle pendant la manutention.

Rassurez-vous, il revient au personnel de la compagnie aérienne de vérifier cette isolation en plaçant le fauteuil en mode conduite (et non en roue libre) pour contrôler qu’il ne s’allume pas et que le joystick ne le fait pas bouger.

Ce qu’il faut préparer avant le vol

Le transport d’un fauteuil à batterie est toujours soumis à l’accord préalable de la compagnie. Aussi, avant de réserver votre billet d’avion et d’arriver à l’aéroport, appelez la compagnie pour vous renseigner sur ses règlements. Pour éviter que votre fauteuil ne reste au sol et ne gâche votre voyage en Grèce, en Tanzanie ou en Laponie, suivez ces 4 conseils :

  • 1. Prévenez la compagnie que vous voyagez avec un fauteuil roulant électrique dès la réservation, et au minimum 48 heures avant le vol, comme le recommandent la DGAC et l’IATA.
  • 2. Précisez le type de batterie et sa capacité en wattheures sans faire d’approximation. Donnez également le poids et les dimensions du fauteuil roulant électrique une fois plié. Ces chiffres conditionnent l’accord de la compagnie.
  • 3. Emportez toujours la fiche constructeur, car elle atteste de la chimie, de la capacité et de la conformité au test international UN 38.3. Sachez que certaines marques de fauteuil roulant électrique proposent une attestation pensée pour l’avion.
  • 4. Réservez l’assistance PMR en même temps que votre billet.

Chaque passager en situation de handicap a le droit d’embarquer gratuitement jusqu’à deux équipements de mobilité. La seule condition est que la batterie respecte les normes de la compagnie aérienne. Aussi, renseignez-vous avant la réservation, car les règles peuvent varier d’une compagnie à l’autre.

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